Le CGRI lance des frappes de missiles sur des bases américaines au Koweït et à Bahreïn dans un contexte d'escalade des tensions

Le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé samedi avoir tiré des missiles balistiques sur deux bases aériennes américaines au Koweït, dont la base aérienne Ali Al Salem, et sur les autres installations de la Cinquième flotte américaine à Bahreïn. Les frappes ont été décrites comme une réponse directe à ce que l’Iran a appelé une nouvelle agression américaine dans la région.

Selon le communiqué du CGRI, l'incident a commencé à 1h30 du matin lorsque quatre pétroliers, prétendument guidés par les forces américaines, ont tenté de quitter le détroit d'Ormuz sans coordination et malgré les avertissements répétés de la marine du CGRI. Un pétrolier a été pris pour cible et arrêté, tandis que les autres faisaient demi-tour. Peu de temps après, vers 2h30 du matin, des drones américains auraient frappé des antennes-relais de télécommunications sur l'île iranienne de Qeshm et à Sirik, les médias locaux confirmant des explosions dans cette dernière zone.

En représailles, la force aérospatiale iranienne a immédiatement lancé des missiles balistiques vers les cibles américaines. Le CGRI a averti que tout nouveau « acte de méchanceté » entraînerait une réponse plus ferme, y compris la potentielle fermeture complète du détroit d’Ormuz, ce qui perturberait les exportations de pétrole et de gaz.

Le Commandement central américain (CENTCOM) a offert un récit contrasté, affirmant que ses forces avaient abattu quatre drones d’attaque iraniens à sens unique se dirigeant vers le détroit d’Ormuz quelques instants plus tôt. Le CENTCOM a déclaré que les drones menaçaient le trafic maritime et que les frappes américaines sur les sites radar côtiers iraniens de Goruk et de l'île de Qeshm étaient des mesures défensives visant à empêcher de nouvelles attaques.

Ces échanges s’inscrivent dans le contexte d’un conflit plus large qui a débuté le 28 février lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des attaques contre l’Iran. L’Iran a répondu par des barrages de missiles et de drones ciblant les territoires occupés par Israël et les bases américaines dans la région. Un cessez-le-feu temporaire négocié par le Pakistan est entré en vigueur le 8 avril, mais les tensions sous-jacentes persistent.

La marine du CGRI continue d’affirmer son contrôle sur le détroit d’Ormuz et a promis des représailles immédiates contre toute ingérence militaire étrangère. Les deux parties ont indiqué qu’elles étaient prêtes à défendre leurs positions, soulevant des inquiétudes quant à une nouvelle escalade dans cette voie navigable stratégiquement vitale.

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