Les nations musulmanes mettent en garde contre une crise alors qu’Israël pousse l’accaparement « illégal » de terres
Un bloc puissant de plus d’une douzaine de pays à majorité arabe et musulmane a publié une déclaration unifiée, critiquant fermement la nouvelle législation israélienne conçue pour absorber formellement des sections de la Cisjordanie occupée.
Les lois proposées, qui ont récemment été votées en première lecture au parlement israélien, visent à étendre la souveraineté israélienne sur des zones stratégiques. Ces zones comprennent le bloc de colonies de Ma'ale Adumim et d'autres territoires situés à Jérusalem-Est.
Un front de critique unifié
La déclaration commune a été soutenue par des pays tels que l'Arabie saoudite, la Jordanie, la Turquie, l'Égypte, le Qatar, l'Indonésie, le Pakistan et la Malaisie. Ils ont été rejoints par d’importants organismes régionaux, la Ligue arabe et l’Organisation de la coopération islamique (OCI). Ensemble, ils ont qualifié cet effort législatif de violation flagrante du droit international établi.
La déclaration de la coalition souligne spécifiquement que l'annexion prévue viole directement la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Cette résolution interdit explicitement l'expansion des colonies israéliennes dans les territoires capturés pendant la guerre de 1967.
Appels à une intervention internationale
En réponse aux lois proposées, la coalition fait pression sur la communauté internationale pour qu'elle mette en œuvre des mesures rapides et concrètes. Le but de cette poussée diplomatique est d'empêcher la promulgation de ces lois et d'assurer la protection des droits du peuple palestinien.
L’initiative israélienne a également suscité de vives critiques de la part des États-Unis. Le vice-président américain JD Vance a publiquement dénigré cette décision, la qualifiant de « coup politique stupide » et d'« insulte », signalant ainsi une claire opposition américaine aux projets d'annexion.
