Les États-Unis lancent de vigoureuses frappes de représailles contre l’Iran après la destruction d’un hélicoptère Apache

Le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé mardi que les forces américaines avaient mené une série de « frappes d'autodéfense » contre des installations militaires iraniennes en représailles à la destruction d'un hélicoptère Apache de l'armée américaine la veille.

Selon le CENTCOM, des avions de combat de l’US Air Force et de la Navy ont frappé les systèmes de défense aérienne iraniens, les stations de contrôle au sol et les sites radar de surveillance près du détroit d’Ormuz à l’aide de munitions de précision. L'opération a commencé vers 17 heures

Heure de l’Est (21h00 GMT). Le commandement a décrit cette action comme une « réponse proportionnelle » aux récentes attaques iraniennes contre les forces américaines et la navigation commerciale internationale dans la région.

Le président Donald Trump a confirmé l'incident de l'hélicoptère via Truth Social, déclarant que les forces iraniennes ont abattu l'Apache sophistiqué alors qu'il patrouillait au-dessus du détroit d'Ormuz. Les deux pilotes ont été secourus avec succès et se sont déclarés indemnes.

Trump a souligné la nécessité d’une réponse ferme, déclarant au journaliste d’ABC News Jonathan Karl que les États-Unis répondaient « au moment où nous parlons » par une action « très forte » et « très puissante ».

Les rapports faisaient état de plusieurs vagues de grèves. Axios, citant de hauts responsables américains, a noté des attaques initiales contre des batteries de défense aérienne et des systèmes radar, suivies de tirs supplémentaires ciblant des actifs similaires.

Le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a qualifié l'opération de « proportionnelle et limitée », confirmant qu'il avait été informé au préalable. Il a qualifié les frappes de défensives, visant des sites de radars, de missiles et de commandement et de contrôle.

L’incident survient dans un contexte de stabilité régionale fragile suite aux récents échanges entre Israël et l’Iran. Malgré l’escalade, un haut responsable de la Maison Blanche a déclaré à Politico que Trump pensait qu’un éventuel accord avec l’Iran restait « toujours proche », et que « rien ne change là où l’accord se trouve actuellement ».

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a répondu avec défiance à X, avertissant que les forces armées iraniennes ne laisseraient aucune attaque sans réponse et exhortant les forces étrangères à quitter la région pour des raisons de sécurité.

Les responsables américains ont souligné que les forces américaines restaient vigilantes et prêtes à contrer toute nouvelle « agression iranienne injustifiée ».

Ces frappes soulignent les tensions persistantes dans le détroit d’Ormuz, stratégiquement vital, un point critique pour le transit pétrolier mondial.

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