La Haute Cour de Delhi confirme la libération sous caution d'Ishrat Jahan dans l'affaire de complot contre les émeutes de 2020
La Haute Cour de Delhi a rejeté vendredi un appel déposé par la police de Delhi contestant la libération sous caution accordée à l'ancien conseiller du Congrès Ishrat Jahan dans une affaire liée au prétendu complot plus vaste derrière les émeutes de Delhi en 2020.
Un tribunal de division composé du juge Navin Chawla et du juge Ravinder Dudeja a observé que plus de quatre ans s'étaient écoulés depuis que Jahan avait été libérée sous caution et qu'il n'y avait eu aucune allégation selon laquelle elle aurait violé les conditions de sa libération sous caution.
Le tribunal a déclaré qu'il n'était pas enclin à interférer avec l'ordonnance antérieure et a précisé que ses observations ne portaient pas sur le fond de l'affaire.
Ishrat Jahan a été arrêté le 26 février 2020 dans le FIR 59, une affaire clé enquêtant sur le complot présumé derrière les violences dans le nord-est de Delhi. Elle a été libérée sous caution par le tribunal de Karkardooma le 14 mars 2022.
La police avait contesté cette ordonnance, arguant qu'elle était juridiquement viciée et contraire aux principes énoncés par la Cour suprême, notamment dans l'affaire NIA contre Zahoor Ahmad Shah Watali.
L’accusation a également allégué que Jahan était lié à d’autres accusés et avait joué un rôle actif dans le complot lié aux manifestations qui ont dégénéré en violence. Cependant, le tribunal de première instance, tout en accordant la libération sous caution, avait noté qu'il n'y avait aucune preuve la plaçant sur des sites touchés par les émeutes dans le nord-est de Delhi. Il a également observé qu’elle ne faisait partie d’aucun groupe WhatsApp lié au prétendu complot.
Son rôle, selon le tribunal de première instance, se limitait aux activités de protestation à Khureji, qui n'étaient pas directement liées aux zones touchées par la violence. Sur la base de ces constatations, elle a conclu que le maintien en détention n'était pas justifié.
La Haute Cour a réaffirmé que la libération sous caution, une fois accordée, ne devrait pas être annulée sans motifs sérieux, tels qu'un abus de liberté. Avec cette décision, Jahan restera en liberté sous caution pendant la poursuite du procès.
Le FIR 59 comprend des accusations en vertu de la loi sur les activités illégales (prévention) et nomme plusieurs accusés, dont Tahir Hussain, Safoora Zargar, Khalid Saifi et Sharjeel Imam.
