Les terres du Service Inam sont une propriété du Waqf et ne peuvent pas être vendues : Cour suprême

Dans une décision historique ayant de vastes implications pour les dotations religieuses, la Cour suprême de l'Inde a statué que les terres du « Service Inam » attachées aux mosquées sont considérées comme une propriété du Waqf et ne peuvent être vendues, transférées ou autrement aliénées.

Le jugement a été rendu alors qu'il réglait un différend concernant des terres historiquement accordées à titre de service inam, une catégorie de dotation traditionnellement accordée aux individus ou aux institutions pour rendre des services religieux. Ces terres sont souvent liées à des mosquées, dans l’espoir que les revenus générés par celles-ci soutiendront des fonctions religieuses ou caritatives.

Un tribunal du tribunal suprême a observé qu'une fois qu'une propriété est consacrée à des fins religieuses, elle acquiert le caractère permanent d'un Waqf. « La nature de la subvention et son utilisation continue pour des services religieux établissent clairement son statut de propriété du Waqf », a noté la Cour, ajoutant que de tels actifs ne peuvent en aucun cas être traités comme une propriété privée.

Il est important de noter que la Cour a précisé que même si ces terres étaient ensuite vendues ou transférées dans le cadre de transactions privées, ces actions ne modifieraient pas leur statut juridique. Une telle aliénation, a déclaré la magistrature, serait invalide aux yeux de la loi. La décision annule effectivement les interprétations contraires des tribunaux inférieurs et rétablit la primauté de la loi Waqf dans la détermination de la propriété et de l'utilisation.
Les experts juridiques affirment que le jugement renforce les principes de longue date régissant les propriétés Waqf en Inde. Selon la loi Waqf, une fois qu’un bien est dédié à Dieu à des fins religieuses ou caritatives, il devient inaliénable et doit être utilisé en stricte conformité avec cette dédicace. La décision de la Cour réitère cette doctrine et renforce les protections contre l'empiétement ou l'abus.
Le verdict devrait avoir des implications significatives à travers le pays, où des milliers d’acres de terres sont classées Waqf, nombre d’entre elles faisant l’objet de litiges, d’empiétements ou de revendications de propriété contestées. En définissant clairement le statut des terres du Service Inam, la Cour suprême a apporté une clarté indispensable qui pourrait influencer les litiges en cours dans plusieurs États.
Les observateurs pensent que la décision pourrait également inciter les conseils d’administration et les autorités du Waqf à prendre des mesures plus proactives pour identifier et sauvegarder ces propriétés. Dans le même temps, les personnes ou entités actuellement en possession de ces terres dans le cadre de transactions privées pourraient faire face à des contestations judiciaires à la suite du jugement.

La décision est largement considérée comme une réaffirmation du caractère sacré des dotations religieuses, soulignant que les actifs consacrés à des fins religieuses ne peuvent être détournés à des fins privées.

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