Conflit à Mathura : une fiducie hindoue propose un terrain à Mewat pour le déménagement d'une mosquée

Proposition de règlement à l'amiable dans le différend Shahi Idgah-Krishna Janmabhoomi de Mathura

Les tensions autour du conflit de longue date entre la mosquée Shahi Idgah et Krishna Janmabhoomi à Mathura se sont intensifiées à la suite d'une récente proposition de Dinesh Falahari Maharaj, président du Shri Krishna Janmabhoomi Sangharsh Trust. Dans une lettre datée du 20 août, il a proposé au Comité Shahi Idgah un règlement à l'amiable qui impliquerait le déplacement de la mosquée.

Selon cette proposition, la partie musulmane recevrait 20 acres de terrain à Mewat, ainsi que le coût total de la construction d'une nouvelle mosquée. Falahari Maharaj a noté que Mewat compte une plus grande population musulmane, ce qui en fait un lieu propice à la prière. Il a présenté cette suggestion comme une étape vers l’harmonie communautaire, décrivant Mathura comme une « ville d’amour » et exhortant les musulmans à contribuer à préserver la fraternité. Il a fait valoir que les dévots de Krishna, concentrés dans la région de Braj, souhaitent adorer sans interruption sur le site qu'ils considèrent comme le lieu de naissance de la divinité.

Cette offre intervient dans le contexte d'un accord de 1968 entre Shri Krishna Janmasthan Seva Sangh et le Comité Shahi Idgah, un document fréquemment cité par les deux parties dans la bataille juridique en cours. Les représentants hindous ont indiqué leur volonté de négocier si la partie musulmane préfère une résolution à l'amiable. Falahari Maharaj a également suggéré que l'ancien ministre en chef de l'Uttar Pradesh, Akhilesh Yadav, pourrait agir en tant que médiateur, affirmant que son implication ne poserait aucun obstacle.

Les procédures judiciaires se poursuivent, la Cour suprême ayant précédemment encouragé les parties à envisager la médiation pour éviter de nouvelles tensions communautaires. La partie hindoue affirme qu'une « occupation illégale » antérieure du site doit cesser, tandis que les organisations musulmanes continuent de s'opposer à tout changement du statut de la mosquée.

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