Deux meurtres, deux réponses : Asad a été tué lors d'une rencontre, tandis que Saurabh a été arrêté

Le jour de l'Aïd, deux meurtres ont eu lieu à Ghaziabad et dans ses environs.

Dans le premier cas, Surya Pratap Chauhan, 17 ans, a été poignardée à mort. Le principal accusé, Asad, a ensuite été tué lors d'un affrontement avec la police. Des voix s'élèvent désormais pour que sa maison soit démolie au bulldozer.

Dans le deuxième cas, Arbaaz, 26 ans, a été assassiné. Trois individus prétendument liés à Bajrang Dal ont été accusés dans cette affaire et ont été arrêtés et envoyés en prison.

Le frère d'Arbaaz a affirmé que l'administration tentait de protéger Saurabh. Reste à savoir si un bulldozer sera également envoyé au domicile de Saurabh ou non. La véritable question est de savoir si la réponse des autorités sera déterminée par la religion ou par la Constitution et l'État de droit.

Le meurtre de Surya Pratap a fait l'objet d'une large couverture nationale. Des débats télévisés ont lieu, des dirigeants politiques font des déclarations et cette affaire continue de faire la une des journaux. En revanche, l’assassinat d’Arbaaz n’a pas reçu le même niveau d’attention ni la même importance.

Cela soulève une question inconfortable : la valeur médiatique d’un crime est-elle déterminée par sa gravité ou par l’identité de la victime et de l’accusé ?

Un meurtre est un meurtre. Les normes de justice ne devraient pas changer selon la religion de la victime ou de l'agresseur. Si nous croyons sincèrement à l’état de droit et à l’égalité de justice, alors chaque victime mérite la même empathie, chaque crime mérite le même examen minutieux et chaque accusé mérite d’être traité selon les mêmes normes juridiques.

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