Umar Khalid demande une audience publique au SC pour examiner le refus de libération sous caution dans l'affaire des émeutes de Delhi
Le militant emprisonné et ancien étudiant du JNU, Umar Khalid, a déposé le lundi 13 avril 2026 une requête en révision auprès de la Cour suprême contre son ordonnance du 5 janvier 2026 lui refusant la libération sous caution dans le cadre d'une affaire de complot plus vaste lors des émeutes de Delhi en 2020. L'avocat N Sai Vinod a déposé la requête devant un tribunal dirigé par le juge Aravind Kumar.
L'avocat principal Kapil Sibal a évoqué l'affaire et a demandé une audience publique. Le juge n'a rendu aucune ordonnance immédiate mais a gardé la requête de côté pour un examen plus approfondi. L'affaire serait inscrite pour mercredi.
La requête demande une révision de la décision antérieure de la Cour suprême, selon laquelle les éléments de l'accusation indiquaient l'implication de Khalid dans « la planification, la mobilisation et l'orientation stratégique » des violences.
Le tribunal avait observé que Khalid et son coaccusé Sharjeel Imam se trouvaient dans une « situation qualitativement différente » par rapport aux autres accusés et que le seuil statutaire prévu par la loi sur les activités illégales (prévention) (UAPA) était appliqué dans leur cas.
Tout en refusant la libération sous caution aux deux accusés, le tribunal leur a accordé la liberté de renouveler leur plaidoyer après l'interrogatoire des témoins protégés ou après un an, selon la date la plus rapprochée. La libération sous caution a été accordée à cinq autres coaccusés dans la même affaire.
L'affaire découle des émeutes de février 2020 à Delhi, qui ont éclaté au milieu de manifestations contre la Citizenship Amendment Act (CAA). Les affrontements ont fait au moins 53 morts et plusieurs blessés.
La police de Delhi a affirmé que les émeutes n'étaient pas spontanées mais faisaient partie d'un complot « profondément enraciné, prémédité et planifié » visant à déstabiliser le pays par le biais d'une soi-disant « opération de changement de régime » déguisée en manifestations pacifiques.
L'agence affirme avoir rassemblé des preuves visuelles, documentaires et techniques démontrant la profonde complicité de l'accusé dans l'organisation de violences communautaires visant à porter atteinte à la souveraineté et à l'intégrité de l'Inde.
Khalid, arrêté en septembre 2020, est en détention judiciaire depuis plus de cinq ans sans procès dans cette affaire. Son équipe juridique conteste désormais le rejet de la libération sous caution par le biais du mécanisme de révision, cherchant à obtenir une audience publique plus transparente.
Cette évolution intervient alors que l’affaire de complot plus vaste relevant de l’UAPA continue d’être surveillée de près, soulevant des questions sur la détention prolongée de militants et sur l’équilibre entre sécurité nationale et liberté personnelle. La décision de la Cour suprême sur la requête en révision sera importante pour la procédure en cours.
