Le ministre pakistanais de la Défense qualifie Israël de « mal et de malédiction pour l’humanité » lors des fragiles négociations de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran

Le ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Muhammad Asif, a fermement condamné Israël, le décrivant comme « un mal et une malédiction pour l'humanité », tout en accusant le pays d'avoir commis un génocide au Liban.

Ses remarques, publiées jeudi sur X (anciennement Twitter), interviennent alors que les pourparlers de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran – négociés par le Pakistan – devaient commencer à Islamabad.1

Dans son message, Asif a déclaré : « Israël est un mal et une malédiction pour l'humanité. Alors que des pourparlers de paix sont en cours à Islamabad, un génocide est commis au Liban. Des citoyens innocents sont tués par Israël, d'abord à Gaza, puis en Iran et maintenant au Liban. Les effusions de sang se poursuivent sans relâche. »

Il a en outre qualifié Israël d’« État cancéreux » implanté sur la terre palestinienne, affirmant que son existence a semé la destruction et l’instabilité dans la région. Asif a ajouté une note personnelle dure, espérant que ceux qui ont créé l’État « pour se débarrasser des Juifs européens » « brûleraient en enfer ».8

Cette déclaration fait suite aux récentes frappes aériennes à grande échelle d'Israël sur le Liban, qui auraient tué plus de 300 personnes et blessé plus de 1 150 personnes en une seule journée de bombardements intenses, peu après l'annonce d'un cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran. Ces attaques ont suscité de nombreuses critiques internationales et suscité des inquiétudes quant à la fragilité de la trêve.

Le Pakistan, agissant en tant que médiateur, a soutenu que le cessez-le-feu de 15 jours – basé sur la proposition en 10 points de l’Iran – incluait le Liban, une position contestée par Israël et les États-Unis.30

Le Pakistan a toujours soutenu la cause palestinienne et la résistance libanaise contre ce qu’il considère comme une occupation et un expansionnisme israéliens. Les commentaires d'Asif reflètent la position ferme d'Islamabad rejetant la légitimité d'Israël et appelant à un arrêt immédiat de ses actions militaires.

Le moment choisi pour les remarques d'Asif a déclenché des tensions diplomatiques. Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dénoncé cette déclaration comme un « appel à l'anéantissement d'Israël », tandis que des questions ont été soulevées quant à la neutralité du Pakistan en tant que médiateur dans les pourparlers américano-iraniens prévus à Islamabad. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a souligné son engagement en faveur de la diplomatie et le respect du cessez-le-feu.3

Cette dernière escalade découle d'un conflit régional plus large qui a commencé avec les actions d'Israël contre l'Iran le 28 février, suivies par une intensification des opérations au Liban malgré un accord de cessez-le-feu conclu en 2024 avec le Hezbollah. Les critiques affirment que la poursuite des violences sape les efforts de paix en cours.

Les paroles fortes d'Asif soulignent la position de principe du Pakistan, solidaire des populations touchées, et sa demande de mettre fin à ce qu'il appelle un règne de terreur. La situation reste fluide, le succès des négociations à venir à Islamabad étant en jeu dans un contexte d’hostilités persistantes. — Avec les entrées des agences

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