Le Hamas qualifie les troupes mondiales d'« ingérence extérieure » et menace la résistance
Le mouvement Hamas a rejeté avec force et sans équivoque les projets de déploiement d'une force militaire multinationale dans la bande de Gaza, qualifiant cette initiative de violation de la souveraineté palestinienne et de forme de « tutelle » étrangère.
Dans un communiqué officiel, le groupe a déclaré qu'il « ne tolérera aucun favoritisme ni aucune solution imposée de l'extérieur », affirmant que la future gouvernance de Gaza est une « affaire purement palestinienne ». Le communiqué prévient que la présence de troupes étrangères, sous quelque nom que ce soit, saperait fondamentalement la volonté du peuple palestinien et son droit à l'autodétermination.
Ce rejet remet directement en cause une résolution récemment approuvée du Conseil de sécurité des Nations Unies qui soutient la création d’une Force internationale de stabilisation (FSI). La force proposée est destinée à assurer la stabilité, à superviser les efforts de reconstruction et à former une force de police palestinienne locale.
Les analystes notent que le différend révèle un conflit central dans la planification d’après-guerre : les organismes internationaux considèrent une force de sécurité comme une nécessité pour éviter le chaos, tandis que le Hamas l’interprète comme un tremplin vers un contrôle externe. Le groupe insiste sur le fait qu'aucune présence internationale ne doit être autorisée à opérer à l'intérieur des frontières de Gaza.
Au milieu des tensions, le Hamas a appelé les nations musulmanes et arabes à soutenir la cause palestinienne et à faire pression pour mettre fin à ce qu'il décrit comme une « guerre génocidaire israélienne ».
Le projet d’une force internationale se heurte également à des obstacles pratiques. Les pays contributeurs potentiels expriment leur prudence, certains, comme l'Azerbaïdjan, déclarant qu'ils n'enverraient des soldats de la paix que si un cessez-le-feu complet était en place. En outre, Israël a déclaré qu’il opposerait son veto à la participation de certains pays, ayant déjà explicitement exclu l’acceptation de forces turques par souci de neutralité.
