Trump s'engage à rouvrir le détroit d'Ormuz « assez bientôt » dans un contexte de cessez-le-feu fragile entre les États-Unis et l'Iran
Le président Donald Trump a déclaré que le détroit d'Ormuz rouvrirait « assez bientôt », avec ou sans la coopération de l'Iran, alors que les restrictions continues de Téhéran sur cette voie navigable vitale perturbent l'approvisionnement énergétique mondial.
S'adressant aux journalistes vendredi avant de décoller à bord d'Air Force One, Trump a déclaré que les États-Unis « ouvriraient le Golfe » et que d'autres pays étaient prêts à apporter leur aide. « Ce ne sera pas facile », a-t-il reconnu, mais il a ajouté avec confiance : « Nous l'ouvrirons assez bientôt. » Il n’a pas détaillé les plans spécifiques des États-Unis pour débloquer le point d’étranglement.0
Trump a fermement rejeté tout système iranien de « péage » sur le transport maritime, avertissant que Washington ne tolérerait pas que Téhéran impose des frais pour un passage en toute sécurité, même après un éventuel accord de paix. « S'ils font cela, nous n'allons pas permettre que cela se produise », a-t-il déclaré.
Le président a souligné qu’empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires reste la priorité absolue de tout accord. « Pas d'armes nucléaires, cela représente 99 pour cent », a noté Trump.
Il a suggéré que le détroit s’ouvrirait « automatiquement » une fois qu’un accord serait conclu, car l’Iran dépend des revenus provenant des exportations de pétrole. « Le détroit va s'ouvrir. Si nous partons… sinon ils ne gagneront pas d'argent. »
Un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran est entré en vigueur en début de semaine, mais le transport maritime via le détroit reste largement paralysé. Les données de navigation indiquent que seuls 22 navires dotés de signaux AIS actifs ont quitté la voie navigable depuis le début de la trêve, contre environ 135 transits quotidiens avant le conflit. Plus de 600 navires, dont 325 pétroliers, sont actuellement bloqués dans le Golfe, selon Lloyd's List Intelligence.
Les analystes décrivent la situation comme « fondamentalement inchangée ». L’Iran joue le rôle de gardien de facto, laissant passer ses propres pétroliers et certains navires humanitaires ou alliés tout en imposant un nouveau « couloir de sécurité » sous son contrôle. On ne sait toujours pas si les armateurs paient des frais à l’Iran.
Le vice-président JD Vance est arrivé au Pakistan pour diriger les négociations avec les responsables iraniens, visant à mettre fin définitivement à la guerre. Les pourparlers se concentrent sur une proposition de plan en 10 points de Téhéran, bien que les deux parties aient proposé des versions contradictoires des termes.
Le détroit d’Ormuz, par lequel passe environ un cinquième du pétrole mondial, est essentiel pour les marchés énergétiques du monde entier. Ses perturbations prolongées ont déjà fait grimper les prix du carburant et mis les économies à rude épreuve. Trump et son administration continuent de faire pression pour un passage sûr et sans restriction comme condition essentielle d’une paix durable. — Avec les entrées des agences
