La Haute Cour de Gauhati déclare Aminul étranger malgré 15 documents de citoyenneté
Guwahati | 3 juillet 2026 : Dans un jugement important sur la vérification de la citoyenneté en Assam, la Haute Cour de Gauhati a déclaré Aminul étranger en confirmant l'ordonnance du Tribunal des étrangers, jugeant qu'il n'avait pas prouvé sa citoyenneté indienne malgré la soumission de 15 pièces justificatives.
Un banc de division composé du juge Kalyan Rai Surana et du juge Shamima Jahan a rejeté la requête d'Aminul, observant qu'il n'avait pas réussi à s'acquitter de la charge légale d'établir sa citoyenneté en vertu de l'article 9 de la loi sur les étrangers de 1946.
Pour étayer ses affirmations, Aminul a produit un large éventail de documents, notamment des extraits du Registre national des citoyens (NRC) de 1951, de multiples listes électorales, des certificats scolaires, une carte PAN, une carte d'identité avec photo d'électeur (EPIC) et d'autres documents officiels. Cependant, la Haute Cour a estimé que la simple production de nombreux documents ne suffisait pas pour établir la citoyenneté indienne.
Le tribunal a observé qu'Aminul n'avait pas réussi à prouver l'existence d'un lien ininterrompu et légalement admissible entre lui et ses ancêtres indiens projetés. Elle a estimé que les preuves documentaires contenaient des incohérences et ne satisfaisaient pas aux exigences légales nécessaires pour établir sa citoyenneté.
La magistrature a également statué qu'il n'y avait aucune erreur juridique ou procédurale dans l'appréciation des preuves par le Tribunal des étrangers et a donc refusé d'intervenir sur ses conclusions.
Réitérant la situation juridique, la Haute Cour a noté qu'en vertu de l'article 9 de la loi sur les étrangers, la charge de prouver qu'une personne n'est pas étrangère repose entièrement sur l'individu concerné et ne transfère pas à l'État.
Cette décision est susceptible d'attirer l'attention en Assam, où les conflits de citoyenneté continuent de toucher des milliers d'habitants, dont beaucoup ont fait l'objet de procédures devant les tribunaux pour étrangers alors qu'ils possédaient plusieurs documents d'identité délivrés par le gouvernement. L’affaire met également en évidence la distinction entre la possession de documents officiels et le respect des normes juridiques requises pour établir la citoyenneté devant un tribunal.
