Jour 88 de la guerre en Iran : les États-Unis frappent le sud de l’Iran alors que les pourparlers avec le Qatar cherchent à mettre fin au conflit
Les forces américaines ont mené des attaques ciblées dans le sud de l’Iran, qualifiant ces opérations d’« légitime défense ». Des explosions ont secoué la ville portuaire stratégique de Bandar Abbas, près du détroit d'Ormuz, un point d'étranglement vital pour un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de gaz.
Les médias d'État iraniens ont rapporté que la situation était désormais sous contrôle, tandis que les responsables américains ont confirmé des frappes contre des sites de missiles et des navires de pose de mines.
Ces attaques surviennent alors que de hauts responsables iraniens, dont le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf et le gouverneur de la Banque centrale Abdolnaser Hemmati, arrivent au Qatar pour des négociations cruciales visant à mettre fin à la guerre.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a reconnu les progrès des négociations, mais a averti que des divergences majeures subsistent et qu'un accord n'est pas « imminent ». Le Qatar a rejeté les rumeurs d’incitations financières en faveur de l’Iran, les qualifiant de tentatives de sabotage des efforts de désescalade.
Fait marquant, le président iranien Masoud Pezeshkian a ordonné le rétablissement de l'accès à Internet après une panne d'électricité quasi totale à l'échelle nationale qui a duré plus de 87 jours, imposée pendant le conflit pour des raisons de sécurité. Les responsables de la municipalité de Téhéran ont également indiqué que 97 % des bâtiments ayant subi des dommages mineurs dus aux frappes américano-israéliennes ont été réparés.
Aux États-Unis, le président Donald Trump a fait preuve de flexibilité, déclarant qu’il accepterait que l’Iran détruise son uranium enrichi dans un autre endroit. Le secrétaire d'État Marco Rubio a confirmé que les négociations se poursuivaient malgré les grèves, en se concentrant sur des termes spécifiques du projet d'accord, tout en soulignant que le détroit d'Ormuz devait rester ouvert.
Pendant ce temps, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est engagé à intensifier les opérations contre le Hezbollah dans le sud du Liban, malgré un cessez-le-feu. Le ministère libanais de la Santé a fait état de plus de 3 185 morts et 9 633 blessés suite aux attaques israéliennes depuis début mars. À Gaza, des images continuent d'émerger de destructions généralisées dans le quartier Tal as-Sultan de Rafah.
Les analystes suggèrent que les actions américaines visent à surveiller l’activité maritime iranienne sans faire dérailler la diplomatie, même si des obstacles importants persistent pour parvenir à un accord final.
