La guerre oubliée du Soudan : famine et siège
Après 18 mois de siège, El-Fasher, dans la région soudanaise du Darfour, est confronté à une crise humanitaire catastrophique. Le Les Forces de soutien rapide (RSF) ont bouclé toutes les routes de nourriture et d'aide, piégeant des centaines de milliers de civils. Avec la disparition des approvisionnements et la faim qui s'étend, les survivants affirment qu'ils sont désormais confrontés à un choix difficile : mort par les bombes ou par la famine.
1. Une ville assiégée
Pour plus 500 jours, celui du Soudan El-Fasher, la capitale du Darfour Nord, est assiégée par les Forces de soutien rapide (RSF). Autrefois un centre commercial florissant, il constitue aujourd'hui le Dernier bastion de l'armée soudanaise dans l'ouest du Soudan. Le blocus imposé par les RSF a transformé la ville en une prison pour les civils coincés entre les factions belligérantes.
2. Le coût humain : famine et désespoir
Les enfants font la queue devant la ville seule cuisine communautaire fonctionnelle, espérant un seul repas. Les approvisionnements ont disparu et les marchés sont vides. Le Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies prévient que une famine massive est imminente, car tous les efforts visant à fournir de la nourriture et une aide médicale ont échoué. Des décès dus à la malnutrition sont déjà signalés.
3. RSF renforce le blocus
Les images satellite révèlent que RSF a construit un achever la barrière autour d'El Fasher, coupant les voies d'entrée et de sortie. Une séquence vidéo montre des combattants de RSF arrêtant et interrogeant des civils qui tentaient de partir, les accusant de collaborer avec l'armée, même lorsqu'ils étaient désarmés et en civil.
Le siège empêche la nourriture, les médicaments et les fournitures humanitaires d’entrer dans la ville.
4. La violence d'en haut
RSF utilise l'artillerie et les drones pour bombarder les maisons, les hôpitaux, les camps de personnes déplacées et les cuisines.
En seulement une semaine, plus de 70 personnes ont été tuées et des dizaines blessées. Depuis le début du siège en mai 2024, des milliers de personnes sont mortes, les survivants décrivant les bombardements constants et la terreur de la faim.
5. Une ville des oubliés
Plus que 400 000 habitants ont fui, mais des centaines de milliers de personnes restent piégées. Chaque jour qui passe, la faim et la maladie font de plus en plus de victimes.
Comme le déplorait un survivant : « Si ce ne sont pas les bombes qui nous tuent, ce sera la faim. »
6. Silence et indignation mondiale
Les téléspectateurs et commentateurs expriment une profonde frustration :
« Où sont les dirigeants mondiaux ? »
« Honte aux nations islamiques de ne pas fournir de refuge. »
« C'est à ça que ressemble la vraie famine. »
La crise met en lumière l'inaction mondiale et le silence qui entoure l'un des problèmes mondiaux pires catastrophes humanitaires.
7. Clôture du journaliste
Hiba Morgan, reportage de Khartoum pour Al Jazeera English conclut que les souffrances d'El-Fasher demeurent invisibles et non résolues : sa population meurt lentement à cause de la faim et de la guerre tandis que le monde détourne le regard.
