Débat juridique des tribunaux sur le débat sur le droit religieux dans les affaires civiles d'Autriche

En Autriche, une récente décision de justice permettant de régler les litiges civils en vertu de la loi islamique a déclenché un débat et une alliance politique inattendue. Le parti de droite de la liberté (FPö) et la communauté culturelle turque laïque (TKG) ont exprimé une forte opposition.

La décision de la Cour permet aux parties musulmanes impliquées dans des désaccords contractuels d'utiliser des principes islamiques pour résoudre leurs problèmes. Les critiques, en particulier le FPö, soutiennent que cela pourrait promouvoir «l'islam politique» et menacer le cadre juridique laïque de l'Autriche et les droits des femmes. En réponse, le FPö fait pression pour des amendements à la loi de l'islam de 1912, qui accorde à une reconnaissance officielle à l'islam, afin d'empêcher le droit religieux d'influencer les questions civiles.

Le TKG, représentant les Turcs laïques en Autriche, s'oppose également, pointant vers une décision de la Cour européenne des droits de l'homme de 2003 qui interdit les systèmes juridiques parallèles en Europe. Ils avertissent que l'application de la charia dans les affaires civiles pourrait saper les fondations juridiques du pays.

Les experts sont divisés: une certaine prudence selon laquelle même l'utilisation limitée de l'arbitrage islamique pourrait fragmenter le système juridique de l'Autriche, tandis que d'autres soutiennent que les parties devraient avoir la liberté de choisir un règlement privé des différends. La décision met en évidence le défi en cours auxquels l'Autriche est confrontée en équilibrant les pratiques religieuses avec un gouvernement laïque.

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