Des groupes Hindutva appellent Dhar Bandh à propos du conflit sur le site de prière de Bhojshala

Les organisations Hindutva ont appelé à un bandh d'une demi-journée à Dhar, dans le Madhya Pradesh, le mardi 25 août, pour protester contre ce qu'elles accusent d'être l'échec de l'administration à mettre correctement en œuvre les instructions de la Cour suprême dans le conflit du complexe Bhojshala-Kamal Maula.

La sécurité a été renforcée dans tout le district suite à l'appel au bandh. Des membres de groupes hindous ont également organisé un rassemblement de motos, appelant les commerçants et les propriétaires d'entreprises à fermer leurs établissements. À certains endroits, des manifestants auraient été vus faisant pression sur les gens pour qu'ils ferment leurs magasins.

Le président du Bhoj Utsav Samiti, Suresh Jalodia, a affirmé que l'administration n'avait pas suivi les instructions de la Cour suprême concernant le lieu où devraient avoir lieu les prières musulmanes. Il a déclaré que le tribunal avait spécifié l'enquête n° 596, tandis que l'administration avait organisé des prières à l'enquête n° 612, à proximité du complexe litigieux.

Jalodia a affirmé que l'emplacement alternatif obstruait l'accès au temple de Bhojshala et a déclaré que le Sakal Hindu Samaj avait appelé à la fermeture jusqu'à midi en signe de protestation.

Le commissaire de police de la ville, Shashank Singh Gurjar, a déclaré que la situation restait pacifique et sous contrôle. Il a déclaré que les responsables veillaient à ce que la participation au bandh reste volontaire et que personne ne soit obligé de fermer son entreprise.

Les autorités ont également appelé les habitants à ignorer les rumeurs et à informer immédiatement la police si quelqu'un faisait l'objet de pressions ou de harcèlement.

Le différend porte sur le complexe historique Bhojshala-Kamal Maula, qui a été revendiqué comme temple dédié à la déesse Saraswati par des groupes hindous et comme mosquée Kamal Maula par la partie musulmane.

À la suite d'une procédure judiciaire, la Cour suprême a ordonné que la communauté musulmane soit autorisée à offrir la prière du vendredi dans un site désigné à proximité du complexe. L'administration du district a ensuite organisé des prières à l'enquête n° 612, où la communauté musulmane aurait prié ces dernières semaines.

La controverse reste sensible sur le plan politique et communautaire, les autorités maintenant une sécurité renforcée pour éviter toute escalade.

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