Haine religieuse à l'hôpital de Modasa : un patient qualifié de terroriste à cause de son nom islamique

Une controverse a éclaté à Modasa, dans le Gujarat, après qu'un jeune musulman a affirmé avoir été publiquement humilié et qualifié de « terroriste » dans un établissement de santé privé. L'incident s'est produit à l'hôpital Dr Vinay Gandhi lors de formalités administratives de routine pour un patient.

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Suthar Moin a allégué qu'un employé d'un magasin médical avait jeté un coup d'œil à son nom et avait fait remarquer à haute voix : « Les terroristes sont arrivés », provoquant un choc et une détresse chez lui et sa famille.

Ce qui a commencé comme une visite médicale de routine s’est rapidement transformé en une épreuve d’embarras et de prétendue discrimination religieuse. Profondément blessé, Moin s'est adressé au chef de l'hôpital, le Dr Vinay Gandhi, pour demander une action contre l'employé.

Au lieu de traiter la plainte sérieusement, le médecin l’aurait rejetée avec mépris en disant : « Appelez qui vous voulez, même les médias ; cela ne me pose aucun problème. »

La réponse du médecin a suscité de vives critiques de la part des habitants, des militants sociaux et des internautes, qui soutiennent que les institutions de santé doivent rester libres de tout préjugé. Beaucoup se demandent comment de tels stéréotypes fondés uniquement sur un nom ou une religion peuvent se produire dans un lieu destiné à la guérison et aux soins.

L’affaire est devenue virale sur les réseaux sociaux, les utilisateurs condamnant l’incident comme une violation des valeurs constitutionnelles et de la dignité humaine. Un message largement partagé demandait : « Qui leur a donné ce courage de qualifier quelqu’un de terroriste rien qu’en regardant son nom ? » Il a en outre souligné les inquiétudes concernant la montée de la haine, même dans les services essentiels comme les soins de santé.

Les autorités sont désormais invitées à mener une enquête approfondie et impartiale. Les utilisateurs des réseaux sociaux ont exigé des mesures strictes contre les responsables afin de garantir que chaque patient, quelle que soit sa foi ou son identité, reçoive le respect et un traitement équitable. L’affaire a suscité des discussions plus larges sur l’harmonie communautaire et la nécessité de lutter contre les comportements discriminatoires dans les espaces publics.

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