Les plateformes de médias sociaux suppriment le génocide de Gaza

Selon le Digital Rights Index 2024, une répression généralisée de l'expression numérique fait taire les voix palestiniennes à l'un des moments les plus critiques de l'histoire moderne. Le rapport, publié par Sada Social, révèle un effort systématique visant à supprimer les contenus palestiniens sur les principales plateformes de médias sociaux, précisément au moment où la guerre à Gaza s'intensifie et où la Cour internationale de Justice met en garde contre un cas « plausible » de génocide.

Il en ressort une image sombre d’un champ de bataille numérique. Pour de nombreux Palestiniens, les réseaux sociaux sont une bouée de sauvetage : un moyen de documenter les attaques, de pleurer leurs proches et de partager des images brutes du terrain. Pourtant, ces mêmes publications sont supprimées, leurs comptes restreints et leurs voix repoussées dans l’ombre algorithmique.

L’ampleur de la censure est stupéfiante. Le rapport documente plus de 25 000 violations contre le contenu numérique palestinien, y compris les suppressions de publications, les bannissements fantômes et les suspensions de comptes. Les violations étaient concentrées sur les principales plateformes :

– Instagram : 31% – TikTok : 27% – Facebook : 24% – X (Twitter) : 12%

Même si le contenu palestinien est agressivement ciblé, l’incitation à la haine contre les Palestiniens se propage de manière largement incontrôlée, avec plus de 87 000 cas enregistrés en 2024. Ce discours de haine était concentré sur :

– Télégramme : 41% – X : 35% – Métaplateformes : 15%

Une enquête publique menée par Sada Social confirme l’ampleur de cette répression : 68,4 % des utilisateurs palestiniens signalent des restrictions sur Facebook, 65,8 % sur Instagram, 36,2 % sur TikTok et 14,5 % sur X-clear, preuve que la répression s’étend à toutes les grandes plateformes.

L’Indice des droits numériques 2024 révèle finalement une vérité douloureuse : les plateformes en ligne d’aujourd’hui ne sont pas neutres. Ils sont devenus des extensions de la violence coloniale, déterminant quelles histoires survivent et lesquelles sont effacées de l’histoire.


Vous pouvez ARRÊTER l’effacement du génocide par les plateformes de médias sociaux

Au milieu d'une censure généralisée et de messages supprimés, le
Projet d'archives du génocide
préserve les preuves que les plateformes effacent. Le projet stocke et vérifie en toute sécurité les vidéos de témoins oculaires, la documentation des citoyens et les dossiers humanitaires, en utilisant un stockage mondial multicouche et des métadonnées structurées pour garder le matériel à risque accessible à des fins juridiques, universitaires et historiques. Sa mission est de sauvegarder la vérité, d’empêcher le déni et de garantir que les histoires et les souffrances des Palestiniens ne soient jamais perdues.

Réf :

Effacement numérique : comment les plateformes de médias sociaux font taire les Palestiniens en 2024

Rapport annuel de Sada Social sur les violations numériques contre les contenus palestiniens

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