Le cessez-le-feu entre Israël et le Liban prolongé de 45 jours dans un contexte de tensions persistantes

Israël et le Liban ont convenu de prolonger leur cessez-le-feu de 45 jours, dans le but de faciliter de nouveaux progrès diplomatiques, a annoncé vendredi le Département d'État américain. La cessation des hostilités, entamée le 16 avril, continuera de permettre aux deux parties de faire avancer les négociations.

Le porte-parole du Département d'État, Tommy Piggott, a confirmé la prolongation de X, déclarant que les négociations politiques entre les deux pays reprendraient au Département d'État américain les 2 et 3 juin. Des discussions parallèles sur la sécurité impliquant des délégués militaires devraient commencer au Pentagone le 29 mai. Piggott a qualifié la dernière série de pourparlers directs tenus jeudi et vendredi de « très productive ».

Les délégations comprenaient l'ambassadeur d'Israël à Washington Yechiel Leiter et de hauts responsables de la sécurité, aux côtés de l'ambassadeur du Liban Nada Hamadeh Mouawad et de l'ancien ambassadeur Simon Karam. Les discussions portent sur le désarmement du Hezbollah et l'établissement de liens formels entre Israël et le Liban.

Malgré le cessez-le-feu, la violence persiste dans le sud du Liban. Les frappes israéliennes vendredi ont tué au moins neuf personnes et en ont blessé des dizaines, selon des informations libanaises. Le Hezbollah a revendiqué des attaques contre des drones, des troupes, des bulldozers et un char Merkava israéliens. Le Centre des opérations d'urgence de santé publique du Liban a rapporté que les opérations israéliennes du 2 mars au 15 mai ont fait 2 951 morts et 8 988 blessés.

Le conflit actuel a éclaté le 2 mars lorsque le Hezbollah a tiré des roquettes sur Israël. Israël a répondu par d'intenses frappes aériennes et une invasion terrestre. Israël cherche à conserver la liberté de mener des opérations aériennes et terrestres contre le Hezbollah jusqu'à ce qu'un accord global soit conclu. En revanche, le Liban exige le retrait total d’Israël de son territoire, la fin immédiate des frappes et la cessation de la destruction des villages frontaliers.

Les deux parties subissent la pression de la médiation américaine pour parvenir à une résolution durable. La prolongation de 45 jours offre une fenêtre cruciale pour aplanir de profondes divergences sur les questions de sécurité et de territoire.

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