Les États-Unis frappent des lanceurs iraniens sur l'île de Larak, marquant les premières attaques depuis des semaines
Les forces américaines ont frappé dimanche deux lanceurs iraniens sur l'île de Larak, marquant les premières frappes sur le territoire iranien depuis fin juillet, a déclaré un responsable à Axios.
L’opération, qui faisait suite à une période d’un mois de relative stagnation des engagements militaires directs, visait des systèmes prétendument prêts à lancer des roquettes transportant des mines marines dans le détroit d’Ormuz, un point critique de transit pétrolier.
Selon le responsable américain, les forces américaines « surveillent de près la zone et restent prêtes à protéger la libre circulation du commerce » à travers cette voie navigable stratégique. Le détroit d'Ormuz se rétrécit à seulement 39 kilomètres (24 miles) entre l'île de Larak et l'île Great Quoin d'Oman.
Le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) a déclaré que plusieurs combattants et civils avaient été tués et blessés lors de la frappe et s'est engagé à répondre. L'agence de presse iranienne Tasnim a rapporté que des informations préliminaires suggéraient qu'il s'agissait d'une attaque de drone.
De plus amples détails concernant l'issue de la grève n'étaient pas immédiatement disponibles.
Le président américain Donald Trump a récemment déclaré que toutes les mines avaient été retirées du détroit d’Ormuz et a mis en garde contre une « politique de tolérance zéro » concernant l’implantation de nouvelles mines. Il a déclaré que Washington utilisait la technologie « Space Force » pour surveiller la zone avec une extrême précision.
Les responsables iraniens ont affirmé que « personne, à l’exception de l’Iran, ne connaît l’emplacement » des mines dans cette voie navigable stratégique.
Les tensions entre Téhéran et Washington sont restées vives depuis le début de la guerre avec les frappes contre l'Iran fin février. Bien qu'un protocole d'accord ait été signé en juin grâce à la médiation pakistanaise et qatarie, les États-Unis ont lancé une campagne de bombardements de deux semaines et ont réimposé un blocus naval en juillet après des différends sur la navigation dans le détroit.
Reste à savoir si cette dernière frappe constitue une opération ponctuelle ou le début d’une nouvelle campagne de bombardements soutenue.
