« Om Namah Shivaya » et « Allahu Akbar » reflètent tous deux la croyance en un Dieu suprême : Arshad Madani
Jamiat Ulama-i-Hind (JUH) a organisé samedi à Lucknow une convention d'unité hindou-musulmane, réunissant des chefs religieux et des personnalités publiques pour promouvoir l'harmonie communautaire dans un contexte de polarisation sociale croissante. La réunion s'est concentrée sur la justice, les relations interconfessionnelles et la nécessité de renforcer l'unité nationale par le respect mutuel.
Dans son discours, le président du JUH, Maulana Arshad Madani, a souligné qu'une politique ancrée dans la haine et la division religieuse ne sert pas les intérêts du pays. Il a affirmé que la véritable force de l'Inde réside dans la paix, le respect mutuel et l'harmonie communautaire. Madani a souligné les sacrifices collectifs consentis au cours de la lutte pour la liberté, soulignant les contributions significatives des musulmans et des érudits islamiques aux côtés des personnes de toutes les communautés. Il a insisté sur le fait qu'aucune communauté ne devait être négligée dans l'indépendance de l'Inde.
Madani a souligné l’unité sous-jacente des religions, soulignant que même si les modes de culte peuvent différer, toutes les religions affirment en fin de compte la croyance en un Dieu suprême. Il a établi des parallèles entre le chant hindou « Om Namah Shivaya » et la déclaration islamique « Allahu Akbar », reflétant tous deux la suprématie du divin.
Le chef du Jamiat a critiqué le projet de démolition de l'université Mohammad Ali Jauhar à Rampur. Il a fait valoir que même si les violations juridiques ou procédurales devaient être corrigées, la démolition d'un établissement d'enseignement avant d'avoir suivi une procédure régulière serait injuste et aurait de graves conséquences pour des milliers d'étudiants. Toute action, a-t-il déclaré, doit strictement respecter l’état de droit.
Madani a également appelé à une résolution constitutionnelle et judiciaire des différends. Il a décrit les politiques de division comme une menace à la confiance sociale et à l’unité nationale. Concernant la proposition « Une nation, une élection », il a préconisé une consultation et un débat plus larges. Concernant la question de la mosquée Gyanvapi, il a appelé à l'acceptation du verdict final de la Cour suprême pour une solution durable.
En conclusion de son discours, Madani a appelé à la paix, à la fraternité et à la justice, déclarant que le progrès de l'Inde dépend du rejet de la haine et de la promotion de l'harmonie sociale.
