De Gaza au Pakistan : la géopolitique de la soumission

La posture de l’administration Trump au Moyen-Orient – ​​présentée comme un « plan de paix » – est en réalité une politique de puissance coercitive alignée sur les objectifs maximalistes d’Israël. Le « cessez-le-feu » actuel est voué à l’échec, le droit international est mis de côté et Washington se repositionne pour ouvrir de nouveaux fronts en Asie centrale et du Sud, affirme-t-il. Patrick Henningsen.

Le « Plan de paix » et le cessez-le-feu à Gaza

  • Henningsen affirme que le plan exige des Palestiniens soumission (désarmement et démilitarisation) sans garanties réciproques.

  • Il dit qu'Israël rompt historiquement les cessez-le-feu et accuse ensuite les Palestiniens, qualifiant Gaza de « guerre contre le terrorisme » pour justifier des mesures exceptionnelles.

  • Autoriser les camions d’aide à entrer à Gaza est décrit comme une reconnaissance tacite d’un problème de longue date. siège; la pause est humanitairement bienvenue mais politiquement fragile.

Alignement et institutions américano-israéliennes

  • Il affirme que la politique américaine reflète désormais l'approche d'Israël : protéger Israël de toute responsabilité tout en faisant pression sur des organismes comme le CPI/CIJ.

  • L’invité décrit l’administration comme composée de personnalités des médias et de personnes nommées par le lobby, dépourvues de capacité diplomatique indépendante.

  • Résultat : érosion de les normes internationales (Conventions de Genève/génocide) et la liberté d’expression/de réunion nationale en ce qui concerne les manifestations palestiniennes.

Colonies, Cisjordanie et avenir de Gaza

  • Il affirme le La Cisjordanie a été effectivement divisée et préparée à l’annexion ; un contrôle similaire est envisagé pour Gaza.

  • Perspectives à long terme qu'il décrit : intensification des déplacements, enfermement ou expulsion des Palestiniens, avec risques de retombées régionales (Sinaï/Jordanie).

Rôles régionaux : Égypte, Iran, Turquie

  • L’Égypte est enfermée et il est peu probable qu’elle affronte directement Israël.

  • L’Iran est présenté comme le seul acteur régional désireux et capable de dissuader Israël ; Le refus de Téhéran de participer au sommet de Charm el-Cheikh est considéré comme une ligne de démarcation.

  • Turquie : mise à part la rhétorique publique, Henningsen affirme qu’Ankara donne finalement la priorité à ses propres intérêts territoriaux et énergétiques et n’a pas fait grand-chose matériellement pour la Palestine.

Pivoter vers l’Asie centrale et du Sud

  • Il affirme qu’une pause à Gaza libère de la bande passante sur laquelle Washington peut se recentrer Afghanistan/Pakistan, contenir La Ceinture et la Route chinoises, pression Inde/BRICS, et ourlet L'Iran de l'est.

  • Il fait circuler des reportages et des rumeurs selon lesquelles les États-Unis seraient intéressés à réintégrer le pays. Base aérienne de Bagram, signalant une possible remilitarisation de la région.

Pakistan et Imran Khan

  • Prix ​​stratégique : le Pakistan est le seul à majorité musulmane État nucléaire, nœud clé de la Ceinture et de la Route (CPEC) et charnière entre la Chine, l’Iran, l’Inde et le Golfe.

  • L'importance d'Imran Khan : Henningsen dépeint Khan comme un nationaliste populiste en quête d'autonomie stratégique et de meilleurs liens avec Inde, relations pragmatiques avec Chine/Russie, et moins de tutelle américaine. Il soutient que cela menace les objectifs occidentaux de « ramener le centre de gravité vers l’Ouest ».

  • Éruption et répliques : le retrait de Khan est présenté comme un renversement des perspectives de désescalade avec l'Inde et une réouverture du Pakistan à la manipulation extérieure à travers le appareil militaire/politique.

  • Et ensuite : il met en garde contre un potentiel la guerre par procuration qui s'étend de l'Afghanistan au Pakistan, les efforts américains pour perturber le CPEC, les discussions sur la pression du « désarmement » nucléaire sur le Pakistan et les tentatives d'éloigner Islamabad de Téhéran et de Pékin.

Afghanistan : un nouveau/ancien front

  • L'invité suggère que Washington pourrait relancer un Un récit de guerre mondiale contre le terrorisme avec un petit incident ou un faux drapeau, puis utiliser l'élan médiatique pour justifier un retour en ouvrant des options secrètes contre le terrorisme. L’Iran et son influence sur Asie centrale.

Politique américaine et britannique, influence du lobby (comme allégué)

  • Henningsen revendique une influence démesurée du Le lobby israélien dans le choix du cabinet et les purges des partis parlementaires (États-Unis/Royaume-Uni), transformant la politique occidentale en un handicap qui sacrifie les alliances et la position mondiale pour défendre Israël.

Le carrefour

  • Il voit deux trajectoires opposées : les ambitions territoriales d'Israël soutenues par la puissance américaine contre le long terme la délégitimation d’Israël dans l’opinion publique mondiale et un vide dans le droit international.

  • Les variables de résultat incluent la dissuasion de l'Iran, la trajectoire politique du Pakistan après Imran Khan et la question de savoir si Washington redémarre réellement le théâtre afghan.

À emporter au sommet de l'hôte (Charm el-Cheikh)

  • La discussion présente le sommet comme une diplomatie de séance photo avec peu de discussions de fond sur la véritable solution à Gaza – les dirigeants courent après l'optique, pas les résultats.

Patrick Henningsen est un journaliste, animateur et analyste des affaires mondiales, surtout connu pour être le fondateur et rédacteur en chef du site d'information indépendant 21st Century Wire. Il a également co-animé UK Column News et anime The Patrick Henningsen Show sur TNT Radio. Son travail et ses commentaires ont été publiés dans des médias internationaux et il est titulaire d'une maîtrise en relations internationales de l'Université de Plymouth.

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