Pour un nombre sans cesse croissant d’historiens, la première île sur laquelle Christophe Colomb accosta n’est pas l’actuelle San Salvador mais celle que l’on appelle aujourd’hui… Grand Turc, où siège les institutions de l’archipel des Îles Turques-et-Caïques. 
Une toponymie qui ne peut laisser indifférent, surtout lorsque l’on sait que les Turcs/Ottomans n’ont pas pris possessions de territoires dans les Caraïbes. Néanmoins, l’origine de l’appellation de cet archipel renvoie à l’époque ottomane.

Les Îles Turques


Initialement peuplée par les indiens, l’île est vidée de ses habitants au contact des européens au XVIe siècle. Dès le début du siècle suivant, l’archipel devient du fait de ses particularités géographiques un repaire de pirates et va le rester pendant deux siècles. Étant donné qu’en Méditerranée, les corsaires musulmans battant pavillon ottoman empêchaient les activités européennes de s’épanouir, le terme “Turc” devint synonyme de pirate pour les européens. Associé à l’expression “cayo hico” qui signifie “chaîne d’ îles”, les deux termes combinés résonnaient tel un avertissement pour éviter la “chaîne d’îles des pirates”.

Plage des îles Turques-et-Caïques, ce comme la plus belle plage au monde et que vous avez sûrement mis une fois en fond d’écran sous Windows XP


Détail troublant, il pousse sur certaines de ces îles un cactus dont la partie supérieure rouge ressemble étrangement au fez (chapeau musulman), lequel porte le nom de cactus à Tête de Turc (Turk’s Head Cactus).

Des cactus à tête de Turc


Il importe peu que le nom de cet archipel soit dérivé des activités de piraterie maritime ou pas, étant donné que le gouvernement ce ces îles s’est lancé dans une autre piraterie, financière elle, puisque les Îles Turques-et Caïques sont un paradis… fiscal.  Et sur ce coup on peut pas accuser les musulmans d’y être pour quelque chose.