L’islam, le printemps arabe et la révolution

L’Islam, le printemps arabe et la Révolution

« Révolution de Jasmin », « Printemps arabe », etc… Autant de noms donnés à ces mouvements qui ont mis fin aux dictatures des pays arabo-musulmans en ce début de décennie, ces mêmes dictatures qui ont affamés leur peuple, bradé leur matière première et prêté serment d’allégeance à un occident qui ne voyaient en eux que de vulgaires caciques. Ces mouvements nous ont donné l’espoir d’un monde meilleur pour des populations habituées à souffrir dans l’oubli de médias occidentaux trop occupés à astiquer les bottes de ceux qui les maintiennent sous perfusions, ils nous ont fait douter quand à l’aboutissement et au tenant de leur volonté, ils nous ont fait sourire quand semaine après semaine nous découvrions que lesquels Pharaons des temps modernes nouvellement destitués étaient plus riche que Bill Gates et que celui démis ce jour était toujours plus riche que le second sorti la veille, ils nous ont peiné lorsque nous découvrions les effusions de sang qui suivirent les destitutions dans ce que les médias appelaient « période de transition ». Quelque soit le ressenti de chacun, d’aucun n’a pu rester de marbre face à ces marées humaines qui déferlèrent sur les places les plus stratégiques du monde arabo-musulman et chaque musulman, d’où qu’il soit, avait un avis sur la question. Parfois tranché, parfois réservé, pour ou contre, les religieux de toutes les tendances tant sunnites que shiites ont été amenés à se pencher sur le sujet. Clivant les sociétés en factions, le printemps arabe était né, parfois mis au grand jour, parfois étouffé, et parfois dénigré par des médias garants d’une sacrosainte laïcité perverse à l’encontre de mouvements dirigés par des religieux, et nous en étions témoins. Nous faisons parti de cette génération qui a vu souffrir les populations arabo-musulmanes sous le joug de l’oppression laïcarde alliée à ceux qui combattent l’Islam. Nous avons vu de nos yeux les conséquences néfastes, que ce soit le désastre économique incarné en l’immigration massive de ses populations en terre d’Occident notamment en France, que ce soit la destruction sociale avec l’importation dans ces pays de maladies venus d’Occident tel l’alcoolisme, le divorce et Dallas pour ne citer qu’eux, ou que ce soit le péril humain que nous avons pu suivre sur nos écrans de télévision ou chaque année pour ceux qui avaient la possibilité d’aller au bled. Que de choses vues dans ces sociétés devenues sociétés de l’image. Enfin nous avons vu de nos yeux ce que les médias ont appelé le printemps arabe, et cela nous ne l’avions pas seulement vu, nous l’avons ressenti et ce quelque soit notre sensibilité religieuse. La révolution…

Cette révolution que nous vantaient les privés du pouvoir pendant tant d’années, celle là même que combattaient les Savants du Palais des pétromonarques du Golfe du haut de leur service gériatrie dans les hôpitaux qu’ils s’étaient fait construire au détriment d’infrastructures pour leur pays, effarés à l’idée d’être bousculés par des hordes de jeunes diplômés prêts à prendre la relève, cette révolution que nous avons vu compromise quand nous avons vu se voir incarcérer le premier président démocratiquement élu de l’Egypte non issu des rangs de l’armée, cette révolution que vous avons vu réprimée dans le sang….

Face à ces divergences, à la nécessité d’avoir un avis tranché et juste et en prenant en compte les différents avis, les réalités sociales et se basant sur une argumentation cohérente, je ne pouvais alors que m’interroger :

L’Islam peut-il être perçu comme une révolution ? Le printemps arabe est-il une révolution ?

À propos de Le Web Master

Historien & militant associatif. Parcours d'études en histoire comprenant notamment l'étude de l'histoire contemporaine (Le premier XXeme siècle ; de 1914 à 1945), de l'histoire culturelle (histoire des minorités au Moyen Age, histoire des femmes, histoire des intellectuels au moyen âge), de l'historiographie (historiographie gréco-romaine, histoire des mouvements historiographiques contemporains), l'histoire Moderne (L'Espagne au XVI-XVII siècle, les Ottomans, Des Lumières à la République), de l'histoire médiévale(Thématiques du Moyen Age en Occident : Economie, Religion, Urbanité, Pouvoir, Échiquier politique, etc), l'Histoire Romaine (De la période archaïque à la République, De la République au Principat, Les éléments du pouvoir impérial), de l'Histoire Grecque (Période classique Période hellénistique), de l'histoire de l'économie (Le premier XXe siècle 1900-1945 Le second XXe siècle 1945-2000), de l'histoire de l'art (l'évolution des arts de la Révolution à la la seconde guerre mondiale) ainsi que d'importantes études sur le monde musulman.

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